A mes frères du village de garnison

Collectif, traduit par Angel Pino et Isabelle Rabut

Pour des raisons diverses, le destin de la Chine dite « populaire » a davantage retenu l’attention que celui de Taiwan. Cependant, l’évolution politique récente de l’île et la place qu’elle a conquise par son dynamisme, sur les plans économique mais aussi culturel, rendent obsolète l’image provinciale, ou l’absence d’image, dont elle souffrait jusqu’alors. Son cinéma s’est imposé récemment comme un des plus grands, il était temps que sa littérature soit reconnue dans toute son originalité, comme un domaine à part entière : car, si elle témoigne, avec autant de vigueur que sa sueur du continent, des déchirures de l’histoire, elle en diffère profondément par les thèmes, par le ton et par le style.

Dans la présente anthologie, la parole est donnée, à une exception près, à des auteurs nés dans les années cinquante et soixante, et les oeuvres choisies sont en gros représentatives de la production des deux dernières décennies et des tentatives de réévaluation du passé dont elle a été le théâtre, surtout depuis la levée de la loi martiale en 1987.

Chacune des pièces proposées ici est le fruit d’une écriture personnelle, tendue et dépouillée, ou bien somptueusement travaillée. Les leçons du modernisme y ont été parfaitement assimilées, ménageant profondeur temporelle, symbolisme et effets de surprise. Une perfection formelle qui tient avant tout à la force du sentiment et de l’engagement personnel qui la soutient. (Quatrième de couverture)

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